Ce texte a été produit pour souligner le 50e anniversaire de mariage de mes parents.

Sous tes eaux calmes
Se tapissent deux embryons
Dans ton lit sablonneux
De Limoilou, de Château-Richer,
S’enracinent deux cœurs rêveurs
Tapis sous la galerie et
À l’embouchure de l’orphelinat
Deux cœurs travailleurs bouillonnent
Marées du hasard, marées du destin,
Creuse ton lit, fleuve de vie
Marées de projets, de rêves,
Agrandis ton lit, fleuve de vie
Bercés par les flots de la jeunesse,
Emportés par le courant de la vie
Débordants d’ardeur
Deux cœurs s’unissent
Torrents et rapides de la vie
Conduisent jusqu’en Abitibi
Deux cœurs laboureurs
Qui enjambent les malheurs
Marées de douceur, marées de tendresse,
Creuse ton lit, fleuve de vie
Marées de travail, de détermination,
Agrandis ton lit, fleuve de vie
Au rivage s’agrippent trois enfants,
Ralentissent ton débit,
Ramènent conjoints,
Glissent six enfants maintenant
Trois filles, trois garçons
Sautent les rapides,
Multiplient la vie,
Tourbillonnent six petits-enfants
Marées de sensibilité, marées d’amour,
Creuse ton lit, fleuve de vie
Marées d’espoir, de générosité,
Agrandis ton lit, fleuve de vie

Sous son passage l’eau entraîne
Père, mère, oncle et tantes chéris
Glisse le courant enveloppant
Coulent les pleurs de la douleur
Frères et sœurs partis aussi
Pour les profondeurs insondables
Flottent les souvenirs,
Bouscule la vie

Marées de victoire, marées de chance,
Creuse ton lit, fleuve de vie
Marées de courage, de force,
Agrandis ton lit, fleuve de vie
De Limoilou, à Charlesbourg,
Dévalent les rapides de l’amour
De Charlesbourg, au Lac-Saint-Charles,
Chantent les eaux de l’âge mur
Sagesse bercée par les flots,
Conduit deux cœurs voyageurs
Vers deux baies de plaisirs :
Sagard et Brossard

14 décembre 1997


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